Léon Mitouard. Mon lien avec les chevaux

Les chevaux sont des animaux amicaux, paisibles, sans malice, et parfois d'une joie enfantine lorsqu'ils jouent dans la steppe. Rien n'est plus touchant que de les observer se chamailler gentiment. Parfois, je quitte la ferme pour une promenade à cheval. Je grimpe dans la steppe et tombe sur un troupeau. Je m'assieds sur un rocher solitaire qui perce l'immensité blanche. Je les observe avec tendresse ; ils semblent d'un calme infini. Leurs yeux fixent l'horizon, croisent les miens et s'attardent. Une jument s'approche et m'observe attentivement de ses grands yeux bruns.

À dix heures du matin, lorsque je viens détacher l'un d'eux et l'amener à boire, nous sommes si proches que je sens la chaleur de son souffle contre ma main. Son regard semble me transpercer l'âme, porteur d'une compréhension qui dépasse les mots. Je pose ma main sur sa nuque ; il reste immobile, serein.

Le soir, elles attendent leur repas, observant du coin de l'œil chacun de mes mouvements. Leur pelage tacheté contraste avec la neige, tel du charbon éparpillé sur une toile blanche.

Le lien qui se tisse avec eux est pur, désintéressé, loin des jeux sociaux du monde humain. La véritable bonté ne peut s'exprimer qu'en toute liberté envers ceux qui sont sans pouvoir, envers ces êtres si souvent à la merci de l'homme : les animaux.

Au fil du temps, notre monde s'est éloigné du leur. Cette séparation entre les humains et les animaux est une lutte silencieuse, un combat pour retrouver une harmonie perdue depuis longtemps.



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