Où les légendes roulent: des sentiers de montagne célestes aux arènes du monde

Kuku marque

Aujourd'hui, nous voulons parler de celles et ceux qui restent dans l'ombre, mais sans qui rien de tout cela ne serait possible.

Les héros invisibles de notre projet — des personnes pour qui les chevaux et la montagne ne sont pas qu'un travail. Ils sont un mode de vie. Une vocation. Une âme.

En hiver, lorsque le gel s'installe, ils sont les premiers à rejoindre les troupeaux. Ils les nourrissent, en prennent soin et veillent à la santé de chaque cheval.

Et en été, lorsque la steppe s'anime, ils guident les troupeaux jusqu'aux plus hautes montagnes — vers des lieux dangereux pour quiconque ne possède pas une connaissance approfondie du terrain et des instincts aiguisés par des générations.

Ils connaissent chaque sentier. Ils savent où se cachent les troupeaux.

Car les chevaux et les montagnes vivent dans leur sang, dans leurs gènes, dans leur cœur.

Kuku, Yrys et Yryskeldi sont presque toujours derrière la caméra.

Mais récemment, ils sont revenus en champions — du Championnat du monde de Horseball en Argentine.

Là, parmi les meilleures équipes du monde, notre équipe a terminé deuxième de sa division, et notre joueur Tyson, numéro 5, est devenu le meilleur buteur du tournoi.

Taison. Pas facile de devenir meilleur buteur de tout le championnat !

Ce championnat a réuni 15 nations — d'Europe, d'Asie, d'Amérique du Nord et du Sud, et d'Australie.

Et parmi eux se trouvait le Kirghizistan.

Notre équipe. Notre rêve.

Sur le terrain, nous étions rivaux.

Mais en dehors du terrain, toutes nations confondues, nous n'étions qu'une seule famille, unis par notre amour commun pour les chevaux et pour un sport où la selle est le champ de bataille et la balle le prolongement de l'âme.

Lorsque notre drapeau s'est hissé et que les matchs décisifs se sont déroulés, les larmes nous sont montées aux yeux.

Parce que nous savions : nous avions notre place là-bas.

Nous faisions partie de quelque chose de bien plus grand.

Nous représentions nos montagnes, notre peuple, notre patrimoine.

Chacun de nous repasse ces moments en boucle : les tirs manqués, les triomphes, les miracles, les étreintes.

Ils font désormais partie de nous pour toujours.

Ce championnat nous a apporté bien plus que des médailles. Il nous a donné la confiance. L'unité. Une famille.

Nous parlions des langues différentes, mais nous nous comprenions d'un seul regard.

Parce que les chevaux nous apprennent à parler avec le cœur, et le horse-ball nous apprend à écouter avec lui.

Dire au revoir a été le plus difficile.

Nous nous sommes enlacés, les yeux pleins de larmes, ne voulant pas que cela se termine.

Mais au fond, nous le savions tous :

Nous nous reverrons.

Quelque part sur cette terre — de nouveau en selle, la balle entre les mains, et ce même amour profond et inébranlable pour les chevaux qui nous a unis autrefois — et qui nous unira sûrement à nouveau.

L'équipe kirghize de horse-ball avec son entraîneur Pierre Théo Piedagnel

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